Maternité

Polyclinique FANANDRATANA

Tel: +261 32 07370 30

polycliniquefanandratana@funreco.mg

Urgence obstétricale
+261 32 07 370 30

Parcours


1ère étape : Entrez la date du premier jour de vos dernières règles

2ème étape : Inscrivez la durée approximative de votre cycle (en jour)

Les échographies effectuées tout au long de votre grossesse sont réalisées au sein de la maternité de la polyclinique elle-même et il y en est de même pour les urgences, vous pouvez vous présenter à la polyclinique où un gynécologue-obstétricien présent sur site pourra vous recevoir.

La polyclinique FANANDRATANA propose à la femme enceinte un suivi personnalisé au cabinet du gynéco obstétricien. Ce suivi, tout au long de la grossesse, permettra de vous accompagner aussi bien sur le plan médical, psychologique que social.

Les objectifs de votre suivi de grossesse sont multiples :

  • Apporter une sécurité maximale dans la prise en charge médicale.
  • Favoriser l’expression de vos attentes, de vos besoins ou de votre projet de naissance.
  • Vous donner les informations utiles sur le soutien dont vous pouvez bénéficier
  • Vous exposer, si besoin, vos droits pendant la grossesse
  • Vous informer sur les modalités de suivi de votre grossesse
  • Répondre à toutes les questions qui vous préoccupent.

1ère consultation (avant la fin du 3e mois) et nouvelle consultation si besoin (avant 15 SA révolues)

Elle consiste à donner une information orale étayée par une information écrite :

  • alimentation et mode de vie,
  • risques infectieux alimentaires,
  • organisation des soins au sein d’un réseau périnatalité,
  • droits et avantages liés à la maternité,
  • examens de dépistage,
  • risques spécifiques liés à la consommation ou l’usage de toxiques (tabac, alcool, médicaments, drogues).

Examen polyclinique :

  • prise de la pression artérielle, mesure du poids, examen des seins dans le cadre d’un dépistage du cancer du sein, examen de l’état veineux des membres inférieurs, etc.

Établir la déclaration de grossesse et fixer la date présumée d’accouchement.

Établir avec la femme enceinte ou le couple un projet de suivi de grossesse et de naissance. Les informer sur le déroulement de la grossesse, l’accouchement et la naissance, la programmation des consultations prénatales, la participation aux séances de préparation à la naissance et à la parentalité, les dates du congé maternité, l’allaitement maternel.

Examens prescrits obligatoirement

  • Détermination des groupes sanguins (ABO et phénotypes rhésus complet et Kell). Si vous ne possédez pas de carte de groupe sanguin complète, deux prélèvements sont effectués;
  • Recherche d’une éventuelle incompatibilité de groupes sanguins entre la mère et l’enfant (recherche d’agglutinines irrégulières ou RAI). Si la recherche est positive, l’identification et le titrage des anticorps sont obligatoires;
  • Sérologie de la syphilis (TPHA-VDRL);
  • Sérologie de la toxoplasmose sauf en cas de résultats écrits faisant considérer l’immunité comme acquise;
  • Sérologie de la rubéole sauf en cas de résultats écrits faisant considérer l’immunité comme acquise (datant de moins d’un an : possibles cas de ré-infestation);
  • Glycosurie et albuminurie.

Examens à proposer systématiquement

  • Echographie obstétricale entre 11 et 13 SA + 6 jours : détermination à ± 5 jours de la date de conception et du terme théorique de la grossesse, dépistage des malformations majeures à expression précoce et des signes d’appel de malformations fœtales et d’anomalies chromosomiques;
  • Marqueurs sériques pour le dépistage sanguin de la trisomie 21 associés à la mesure de la clarté nucale; recherche de maladies génétiques chez la femme ayant des antécédents familiaux et/ou personnels; Caryotype fœtal par amniocentèse ou choriocentèse si le taux du test sérique est élevé (> 1/250) ou en cas de clarté nucale anormale ou par diagnostic prénatal non invasif (DPNI);
  • Information sur les risques de contamination materno-fœtale par le VIH et proposition d’une sérologie VIH 1 et 2. Examens à proposer éventuellement Dépistage de l’anémie (NFS) en cas de facteurs de risque ; Examen cytobactériologique des urines (ECBU) ; Frottis cervical de dépistage des dysplasies cervicales si date de plus de 2 à 3 ans.

2ème consultation (4ème mois)

Examen polyclinique

  • prise de la pression artérielle, mesure du poids, mesure de la hauteur utérine, recherche des bruits du cœur
  • Identifier un besoin de suivi complémentaire et vous orienter vers une filière de soins spécifiques.
  • Rechercher d’éventuels facteurs de stress (malaise, soucis, etc.) et toute forme d’insécurité (insécurité affective au sein du couple ou de la famille, précarité) et orienter vers un éventuel soutien spécialisé (PMI, social, psychologique, etc.) ou un réseau d’écoute, d’appui, d’accompagnement des parents.

Proposition systématique d’un entretien individuel ou en couple avec une sage femme ou un autre professionnel de la périnatalité afin de :

  • favoriser l’expression de vos attentes, de vos besoins, de votre projet
  • repérer des situations de vulnérabilité, les signes de violence domestique, et d’orienter vers un éventuel soutien spécialisé
  • vous donner des informations utiles sur les ressources de proximité
  • créer des liens sécurisants avec les partenaires du réseau périnatalité les plus appropriés
Conseiller la participation aux séances de préparation à la naissance et à la parentalité (collectives ou individuelles) en expliquant leurs objectifs.

Examens prescrits obligatoirement

  • Sérologie de la toxoplasmose en cas de négativité du résultat à la consultation du 3e mois
  • Glycosurie et albuminurie
  • Sérologie de la rubéole en cas de négativité du résultat à la consultation du 3e mois (jusqu’à 18 SA) Echographie obstétricale entre 20 et 22 SA : étude de l’écho anatomie fœtale et identification d’éventuelles anomalies

3ème consultation (5ème mois)

Examens cliniques

  • Prise de la pression artérielle, mesure du poids, mesure de la hauteur utérine, recherche des bruits du cœur
  • Identifier un besoin de suivi complémentaire et vous orienter vers une filière de soins spécifiques
  • Rechercher des signes fonctionnels urinaires, la présence de contractions utérines

Examens prescrits obligatoirement

  • Recherche d’agglutinines irrégulières si rhésus négatif
  • Sérologie de la toxoplasmose en cas de négativité du résultat
  • Glycosurie et albuminurie

Examen proposés systématiquement

  • Examen cytobactériologique des urines (ECBU) en cas d’antécédents ou de diabète.

4ème consultation (6ème mois)

Examens cliniques et tests

  • Prise de la pression artérielle, mesure du poids, mesure de la hauteur utérine, recherche des bruits du cœur
  • Identifier un besoin de suivi complémentaire et vous oriente vers une filière de soins spécifiques.
  • Rechercher des signes fonctionnels urinaires, la présence de contractions utérines.

Examens prescrits obligatoirement

  • Sérologie de la toxoplasmose en cas de négativité du résultat
  • Numération formule sanguine
  • Recherche de l’antigène HBs
  • Recherche d’agglutinines irrégulières. Si la recherche est positive, l’identification et le titrage des anticorps sont obligatoires
  • Glycosurie et albuminurie

5ème consultation (7ème mois)

Examens polyclinique

  • prise de la pression artérielle, mesure du poids, mesure de la hauteur utérine, recherche des bruits du cœur
  • Identifier un besoin de suivi complémentaire et vous orienter vers une filière de soins spécifiques
  • Rechercher des signes fonctionnels urinaires, la présence de contractions utérines

Examens prescrits obligatoirement

  • Sérologie de la toxoplasmose en cas de négativité du résultat
  • Glycosurie et albuminurie

Examens proposés systématiquement

  • Echographie obstétricale entre 31 et 32 SA : diagnostic tardif des malformations pour une meilleure prise en charge périnatale

6ème consultation (8ème mois)

Examens cliniques

  • Prise de la pression artérielle, mesure du poids, mesure de la hauteur utérine, recherche des bruits du cœur
  • Identifier un besoin de suivi complémentaire et vous orienter vers une filière de soins spécifiques
  • Rechercher des signes fonctionnels urinaires, la présence de contractions utérines
  • Vous adresser en consultation de pré anesthésie pour évaluer les facteurs de risque anesthésiques en vue de l’accouchement

Examens prescrits obligatoirement

  • Sérologie de la toxoplasmose en cas de négativité du résultat
  • Deuxième détermination des groupes sanguins (ABO rhésus standard) si nécessaire
  • Recherche d’agglutinines irrégulières chez la femme rhésus négatif ou antérieurement transfusée. Si la recherche est positive, l’identification et le titrage des anticorps sont obligatoires
  • Glycosurie et albuminurie

Examens proposés systématiquement

Prélèvement vaginal avec recherche de streptocoque B entre 35 et 38 SA

Examens proposés éventuellement en fonction de la symptomatologie

Examen cytobactériologique des urines (ECBU)

7ème consultation (9ème mois)

Examen polyclinique et des tests

  • Prise de la pression artérielle, mesure du poids, mesure de la hauteur utérine, recherche des bruits du cœur
  • Identifier un besoin de suivi complémentaire et vous orienter vers une filière de soins spécifiques
  • Rechercher des signes fonctionnels urinaires, la présence de contractions utérines
  • Adresser en consultation de pré anesthésie pour évaluer les facteurs de risque anesthésiques de la mère en vue de l’accouchement (si non faite à la consultation du 8ème mois)

Évaluer le pronostic obstétrical et discuter avec vous du mode d’accouchement

  • Donner des consignes claires quant à la date à laquelle vous devez vous présenter dans le lieu d’accouchement si le terme est dépassé
  • S’enquérir à nouveau de votre environnement familial et professionnel pour s’assurer des conditions de sécurité de la mère et de son bébé
  • Vous informer des interventions adaptées, du pédiatre, du psychologue, etc.

Examens prescrits obligatoirement

  • Sérologie de la toxoplasmose en cas de négativité du résultat à la consultation précédente
  • Deuxième détermination des groupes sanguins (ABO rhésus standard) si non faite à l’examen du 8e mois
  • Recherche d’agglutinines irrégulières chez la femme rhésus négatif ou récemment transfusée (si non faite à l’examen du 8e mois)
  • Si la recherche est positive, l’identification et le titrage des anticorps sont obligatoires
  • Glycosurie et albuminurie

Examen proposés systématiquement

Prélèvement vaginal avec recherche de streptocoque B (entre 35 et 38 SA) si non fait à la consultation du 8e mois

Examen à proposer éventuellement en fonction de la symptomatologie

Examen cytobactériologique des urines (ECBU) en cas d’antécédents ou de diabète

Sur site, le laboratoire de biologie FANANDRATANA assure les examens en cours de séjour d’hospitalisation au sein de la Maternité, ou en cas d’urgence.

Vivez harmonieusement votre grossesse

A réaliser entre le 5ième et le début du 8ème mois, ces séances vous permettent d’envisager votre accouchement avec le moins d’inquiétude possible, d’avoir des informations primordiales sur l’alimentation de votre enfant, le retour à la maison et les suites de couches.

Chaque femme enceinte peut bénéficier de huit séances de préparation à la naissance avec un prix très attractif.

Ces séances sont dispensées par les sages-femmes de FANANDRATANA qui travaillent en permanence sur site.

Des réunions d’informations et visite de la maternité, y compris les salles d’accouchement et la néonatologie, sont organisées par les sages-femmes de l’établissement :

  • Tous les jeudis à 14h.
  • Tous les vendredis à 16h.

Une rencontre autour de l’allaitement vous est également proposée, par une Sage-femme ou une puéricultrice.

  • Tous les jeudis à 14h.

Inutile de prendre rendez-vous, il suffit de se présenter dans le hall d’accueil de l’établissement.

Une réunion « parentalité » a lieu tous les 2èmes jeudis du mois sur RDV au 032 07370 30.

S’ils le souhaitent, les papas participent « également » aux soins et à la toilette de leur bébé, au « peau à peau » et aux massages. Formation garantie par les nurses de l’établissement.

Témoinages des papas :

De jour comme de nuit, vous pouvez nous contacter au:

032 07 370 30 (salles d’accouchement)

Une sage-femme ou le gynécologue–obstétricien de garde peut répondre à vos questions et vous accueillir. Vous pouvez également vous présenter directement dans le service de Maternité qui vous orientera vers la prise en charge la plus adaptée, y compris la nuit (Accueil Nuit Interphone).

Bien que toutes les femmes enceintes ne soient pas anesthésiées au moment de la naissance, la polyclinique suggère la réalisation d’une consultation pré-anesthésique, effectuée par un anesthésiste-réanimateur, au cours du 3ème trimestre de la grossesse.

L’objectif de cette consultation est d’améliorer la sécurité d’éventuelles anesthésies (en cas de césarienne par exemple) et analgésies, comme l’analgésie péridurale dont l’utilisation est de plus en plus fréquente depuis quelques années.

Il est donc important pour toute femme qui doit accoucher, d’établir un dossier pré-anesthésique accessible dès son arrivée sur le lieu d’accouchement. Il est aussi très important que les femmes soient informées des diverses méthodes d’analgésie possibles pour le travail, de leurs effets attendus, de leurs avantages et de leurs inconvénients, et qu’elles puissent poser des questions et obtenir des réponses.

Cette consultation est programmée dans le 3ème trimestre de la grossesse, le plus souvent au moment de la consultation du 8ème mois.

Le fait de se rendre à la consultation pré-anesthésique ne signifie pas pour autant qu’il y aura anesthésie ou analgésie péridurale au moment de l’accouchement. C’est un gage de sécurité car si un acte anesthésique s’avère requis, les informations auront été recueillies tranquillement et non chez une femme en travail entre deux contractions. Cette consultation quasi-obligatoire est fortement conseillée dans le cadre du suivi de la grossesse.

Les bureaux de consultation d’anesthésie se situent au 2ème niveau de la polyclinique. Vous pouvez prendre rendez-vous pour votre consultation d’anesthésie en appelant le 032 07 370 30 du Lundi au Jeudi de 8h à 12h et de 13h à 18h et le vendredi de 8h à 12h et de 13h à 17h.

  1. Lorsque le bébé s’annonce, rendez-vous directement à la Maternité, au niveau 1 de la polyclinique, direction «salles d’accouchement».
  2. La nuit, sonnez au portail « accueil nuit » et garez votre voiture sur le parking des urgences.
  3. Pensez à vous munir de votre « dossier de grossesse » et de votre éventuel projet de naissance.
  4. Une sage-femme et une auxiliaire de puériculture vous recevront, et vous accompagneront jusqu’à la naissance en présence de l’obstétricien(ne).
  5. Après l’accouchement, vous resterez 2 heures en surveillance en salle d’accouchement, votre bébé auprès de vous.
  6. Si les conditions le permettent, un peau à peau avec votre bébé vous sera proposé.
  7. Vous serez ensuite conduite dans votre chambre.

Symptômes courants de la grossesse :

Les petits maux de la grossesse ne donnent qu’exceptionnellement lieu à des complications graves. Les femmes enceintes doivent être encouragées à signaler les symptômes ressentis. Ces symptômes doivent être pris en considération par la personne qui suit la grossesse sans les banaliser.

Nausées et vomissements en début de grossesse

Les nausées et les vomissements du début de grossesse disparaissent spontanément entre 16 et 20 SA. Ces symptômes ne sont pas les signes précurseurs de complications. La réapparition de nausées et de vomissements plus tardivement dans le cours de la grossesse nécessite une consultation médicale.

La cause des nausées et vomissements pendant la grossesse n’est pas connue, l’élévation de l’hormone gonadotrophine chorionique est une des hypothèses retenues en raison de l’association plus fréquente en cas de grossesse multiple et de grossesse môlaire.

Si une femme demande ou envisage un traitement, les mesures suivantes peuvent s’avérer efficaces et réduire les symptômes :

  • méthodes naturelles : gingembre en gélule ; stimulation du point d’acupuncture P6
  • médicaments : les antihistaminiques sont une alternative possible.

Pyrosis (Brûlures d’estomac)

En cas de reflux gastro-œsophagien des conseils sont donnés aux femmes pour envisager de modifier leur mode de vie et leur régime alimentaire :

  • importance des postures en particulier une position verticale après les repas surélévation de la tête du lit pour dormir ou se reposer
  • diminution des apports en graisses, en caféine et en boissons gazeuses;
  • prise de petits repas fractionnés.

Les antiacides peuvent être proposés aux femmes dont le reflux gastro-œsophagien persiste malgré les changements apportés au régime et au mode de vie. Les anti sécrétoires gastriques (antihistaminiques H2) sont efficaces. Leur utilisation est réservée aux cas où les antiacides sont inefficaces. Les inhibiteurs de la pompe à protons sont évités et employés uniquement en cas de nécessité.

Constipation

La constipation est fréquente durant la grossesse.

Des conseils diététiques sont donnés aux femmes :

  • Encourager les femmes à changer leur régime alimentaire, en ajoutant des fibres comme le son ou des pétales de blé complet enrichis en son
  • Conseiller une bonne hydratation, la pratique de l’exercice physique, un apport quotidien en fruits et légumes. En cas de constipation persistante malgré l’apport en fibres, proposer des laxatifs osmotiques ainsi que la consommation d’une eau riche en magnésium.

Hémorroïdes

En l’absence de preuves prouvant l’efficacité des traitements anti-hémorroïdaires pendant la grossesse, encourager les femmes à apporter des changements à leur hygiène alimentaire (cf. la constipation). Quand les symptômes persistent, l’application locale d’une crème à base d’anesthésiques locaux peut soulager. En cas de crise hémorroïdaire, éviter les aliments comme les viandes, les plats épicés, les boissons alcoolisées et celles contenant de la caféine. Utiliser les veinotoniques si besoin.

Varices

Les varices constituent un symptôme courant et bénin de la grossesse. Le port de bas de contention (classe I ou II) peut soulager mais n’empêche pas l’’apparition de varices.

Des conseils améliorant le retour veineux peuvent être donnés : marche quotidienne, surélévation des membres inférieurs la nuit, éviter l’exposition à une source de chaleur.

Prévention des vergetures

L’efficacité des crèmes en prévention des vergetures n’a pas été démontrée. En outre, l’application récente de crème pourrait gêner la réalisation de l’échographie.

Sécrétions vaginales

L’augmentation des sécrétions vaginales est un changement physiologique banal dès le début de la grossesse. Une infection vaginale est suspectée si ces sécrétions deviennent abondantes ou sont associées à des démangeaisons, des douleurs, une odeur désagréable ou des brûlures lors de la miction. Des examens complémentaires peuvent être nécessaires pour diagnostiquer une infection.

Lombalgies

Les exercices dans l’eau, les massages, les séances d’éducation individuelles ou en groupe pour apprendre à soulager le dos peuvent aider pendant la grossesse.

Crampes

Les crampes sont fréquentes lors de la grossesse. La consommation d’aliments riches en magnésium ou la supplémentation en lactate ou en citrate de magnésium peut être efficace. Syndrome du canal carpien Cette pathologie est fréquente pendant la grossesse. Elle est liée à la compression du nerf médian dans le canal carpien. Aucune thérapeutique particulière n’a été évaluée lors de la grossesse. Un avis spécialisé peut être demandé dans les formes sévères.

Sport pendant la grossesse

Commencer ou continuer une activité sportive modérée pendant la grossesse est possible. Les femmes enceintes doivent être mises en garde contre les dangers potentiels de certains sports, comme les sports de contact, les sports violents et les jeux de raquettes énergiques qui peuvent provoquer des traumatismes au niveau de l’abdomen, des chutes et de trop grandes contraintes sur les articulations. Pour exemple, la pratique de l’aérobic est déconseillée car elle entraîne une augmentation du risque d accouchement prématuré. La plongée sous-marine est contre-indiquée en raison du risque de malformations fœtales ou d’accidents de décompression.

Alimentation et compléments nutritionnels

Une alimentation saine, variée et équilibrée est recommandée durant la grossesse.

En cas d’alimentation variée et équilibrée, aucun complément alimentaire multivitaminé n’est nécessaire. Seul l’acide folique est à conseiller systématiquement. L’utilisation du guide « La santé vient en mangeant » de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé est recommandée.

Les femmes enceintes (et celles qui ont un projet de grossesse) doivent être informées que l’’acide folique en complément nutritionnel, 28 jours avant la conception et jusqu’à 12 semaines de gestation, réduit le risque de malformation du tube neural (anencéphalie, spina bifida). La dose recommandée est de 400 microgrammes par jour. La supplémentation systématique en folates pendant la suite de la grossesse n’a pas démontré son intérêt (grade B).

Compléments à conseiller en cas de carence

Il est inutile de proposer de façon systématique des compléments en fer aux femmes enceintes. Ils ne profitent ni à la santé de la mère ni à celle du fœtus et peuvent avoir des effets indésirables pour la mère. Dès le début de la grossesse, le recueil d’information doit permettre de repérer les carences martiales et dès lors de proposer un hémogramme.

Risques infectieux et alimentaires

Les femmes enceintes font partie des personnes les plus vulnérables à l’infection. Des mesures doivent être conseillées aux femmes enceintes pour éviter les risques infectieux liés à l’alimentation comme la toxoplasmose, la salmonellose, la listériose (approuvées par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France en 1996). Davantage d’informations peuvent être obtenues sur le site de l’Institut de veille sanitaire.

Pour la toxoplasmose

Une bonne hygiène des mains et des ustensiles de cuisine est importante pour éviter la transmission de la toxoplasmose pendant la grossesse

  • Bien cuire la viande (bœuf, mouton, porc, cheval), c’est-à-dire une cuisson d’au moins 65 °C dans toute l’épaisseur de la viande
  • Éviter la consommation de viande fumée, grillée ou marinée (comme cela peut être le cas pour le gibier)
  • Lors de la préparation des repas : laver soigneusement les légumes et les plantes aromatiques surtout s’ils sont terreux et consommés crus
  • Laver soigneusement les ustensiles de cuisine, ainsi que le plan de travail
  • Lors des repas pris en dehors du domicile : éviter la consommation de crudités et préférer les légumes cuits.
  • Nettoyer et désinfecter ensuite avec de l’eau javellisée le réfrigérateur 2 fois par mois
  • Eviter les contacts directs avec les objets qui pourraient être contaminés par les excréments de chats (comme les bacs des litières, la terre) et porter chaque fois des gants en cas de manipulations de ces objets
  • Désinfecter les bacs des litières de chat avec de l’eau de Javel
  • Eviter le contact direct avec la terre et porter des gants pour jardiner
  • Se laver les mains après des activités de jardinage même si elles sont protégées par des gants

Pour la salmonellose

En plus des mesures précédentes, il convient de :

  • Conserver les œufs au réfrigérateur
  • Ne pas consommer d’œufs crus ou mal cuits, une cuisson complète doit rendre fermes le blanc et le jaune
  • Préparer les produits à base d’œufs sans cuisson (mayonnaises, crèmes, mousse au chocolat, pâtisseries, etc.) le plus près possible du moment de la consommation et les maintenir au froid
  • Pour ces préparations, éviter de casser les œufs en bordure du récipient utilisé pour faire la préparation

Pour la listériose

  • Eviter les fromages à pâte molle au lait cru ainsi que les croûtes de fromage, les poissons fumés et les graines germées crues
  • Pour les charcuteries consommées en l’état (pâtés, rillettes, produits en gelée, jambon, etc.), préférer les produits préemballés et les consommer rapidement après leur achat

Pour le CMV

L’infection à cytomégalovirus est une maladie qui passe souvent inaperçue, le plus souvent bénigne chez l’enfant. Elle peut être grave chez la femme enceinte par l’atteinte potentielle du fœtus. En l’absence de traitement efficace et de vaccination, des conseils de prévention ciblés sur les principaux facteurs de risque sont importants. Ces conseils s’adressent aux femmes enceintes non immunisées et à leurs conjoints, en contact familial ou professionnel avec des enfants de moins de trois ans, gardés en crèche ou bénéficiant de tout autre mode de garde collectif.

Il est recommandé de :

  • ne pas sucer la cuillère ou la tétine et de ne pas finir le repas des enfants de moins de 3 ans
  • ne pas partager les affaires de toilette
  • limiter le contact buccal avec les larmes, la salive, de se laver les mains à l’eau et au savon après chaque change ou contact avec les urines (couches, pot, pyjama…)

Automédication et grossesse

Beaucoup de médicaments sont considérés comme dangereux durant la grossesse. Par exemple, la prescription d’un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) y compris l’aspirine est contre-indiquée à partir de 24 SA révolues, même en prise ponctuelle.

Il est déconseillé de prendre un AINS au long cours entre 12 et 24 SA.

Il est essentiel d’avertir les femmes enceintes que l’automédication (achat de médicaments sans ordonnance ou prise de médicaments sous forme orale, de collyre, pommade, crème ou gel pour application locale, disponibles dans la pharmacie familiale comme les AINS) doit être évitée durant la grossesse.

Avant toute prise de médicaments, il est recommandé aux femmes enceintes de prendre conseil auprès de leur médecin, sage-femme ou pharmacien.

Consommation de toxiques

Toute femme enceinte ou désirant le devenir doit être informée des dangers d’une consommation, même modérée, d’alcool et/ou de tabac et/ou de cannabis.

L’arrêt du tabac, l’abstinence alcoolique et l’arrêt du cannabis et des autres substances toxiques doivent intervenir de préférence avant la conception. Le projet de grossesse et la grossesse représentent un moment privilégié pour l’arrêt des consommations potentiellement nocives. Cet arrêt doit être encouragé et la femme doit être orientée vers une consultation et un service médico-social spécialisés pour être aidée.

Des informations complémentaires peuvent être obtenues auprès du numéro vert de Drogues Info Service (0 800 23 13 13), Écoute Alcool (0 811 91 30 30), Écoute Cannabis (0 811 91 20 20) ou auprès de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie.

Tabac

Il existe des risques spécifiques liés au tabac pendant la grossesse, comme le risque d’avoir un bébé de faible poids ou prématuré. Il y a un intérêt à cesser de fumer quel que soit le stade de la grossesse. Les femmes qui fument ou qui ont récemment arrêté de fumer peuvent être orientées vers des consultations d’aide au sevrage tabagique.

Les approches psychologiques et comportementales permettent d’arrêter la consommation de tabac.

Le recours au traitement substitutif nicotinique (TSN) peut être proposé à la femme enceinte pour arrêter le tabac plus facilement. L’éducation de la femme et de l’entourage en prévention du tabagisme passif auquel peut être exposé l’enfant après la naissance est recommandée.

Alcool

L’alcool a une toxicité embryo-fœtale. Les effets d’une consommation modérée sont insuffisamment déterminés. De plus, il n’est pas possible de définir une dose minimale d’alcoolisation sans conséquences sur le fœtus. Par conséquent, il doit être conseillé aux femmes enceintes (et à celles qui désirent le devenir) d’éviter la prise d’alcool.

Cannabis et autres substances toxiques

La consommation importante et répétée de cannabis durant la grossesse doit être déconseillée, d’autant plus qu’une dénomination unique recouvre des produits divers dont la composition exacte n’est pas connue. La consommation de cannabis a des conséquences : diminution du poids de naissance, effets sur le comportement du nouveau-né (diminution de la puissance des pleurs, altération du sommeil, et augmentation de l’impulsivité). La consommation de tous les autres toxiques est également déconseillée.

Thé, café et boissons riches en caféine et en théine

La consommation de ces boissons pendant la grossesse doit être modérée.

Intoxication au plomb

L’intoxication au plomb est particulièrement dangereuse pour la mère et l’enfant. Les conséquences pour la grossesse sont mal évaluées, mais des imprégnations faibles peuvent provoquer des fausses couches précoces, un retard de croissance intra-utérin, une hypertension artérielle.

Des conseils visant à limiter les facteurs d’exposition doivent être donnés à la femme enceinte :

  • Faire couler l’eau quelques minutes avant la consommation si les canalisations sont en plomb ou si les locaux datent d’avant 1949
  • Ne pas consommer les fruits et légumes si le sol est pollué par le plomb
  • Ne pas utiliser pour l’alimentation de poteries, de vaisselle en céramique ou en étain non prévues pour un usage alimentaire

Travail et grossesse

L’information des femmes enceintes porte sur les droits et avantages liés à la grossesse, par exemple, les aménagements du poste et des horaires de travail. Il n’y a généralement pas de danger à continuer le travail pendant la grossesse. Il est possible d’identifier les emplois qui comportent des risques ou une pénibilité particulière, des temps de trajet longs. Des informations sur les éventuels risques professionnels sont disponibles auprès de l’Institut Pasteur).

La femme enceinte peut demander son affectation de jour pendant la grossesse lorsqu’elle travaille de nuit. Le médecin du travail constate par écrit que le poste de nuit est incompatible avec son état Code du travail).

S’informer sur sa situation professionnelle et les aménagements possibles.

En cas de difficultés, la femme enceinte peut avoir recours au médecin du travail ou au médecin généraliste pour envisager une protection vis-à-vis de l’emploi. Les informations sur les droits changent régulièrement avec le temps, consulter le site du ministère de l’Emploi.

La durée du congé maternité dépend de la situation familiale et du nombre d’enfants attendus. Les données réglementaires étant soumises à évolution, consultez régulièrement le site de la Polyclinique FANANDRATANA qui met à disposition ces informations dans un document intitulé « Autour de bébé ».

  • Depuis le 1er janvier 2002 le père peut bénéficier de 11 jours ouvrables consécutifs de congé paternité. Cette durée s’ajoute aux 3 jours employeurs déjà accordés au père pour la naissance ou l’adoption. Elle est allongée à 18 jours en cas de naissance multiple. Le père est libre de prendre ces congés dans les 4 mois suivant la naissance de son enfant.
  • En cas de grossesse pathologique la femme peut bénéficier de 14 jours de repos supplémentaires sur certificat médical.
  • En cas d’accouchement prématuré la durée totale du congé légal n’est pas réduite.
  • En cas d’accouchement tardif le congé prénatal est prolongé jusqu’à l’accouchement et le congé postnatal n’est pas réduit.
  • En cas d’hospitalisation de l’enfant au-delà de la 6e semaine suivant l’accouchement, la femme peut reprendre le travail et utiliser le reliquat de son congé à la sortie de son enfant.
  • Pendant la durée du congé maternité la mère n’est pas tenue de respecter les horaires de sortie autorisés par la caisse primaire. En cas d’adoption une indemnité de repos est due dans les mêmes conditions que le congé postnatal.
  • En cas d’allaitement maternel, la femme peut bénéficier d’une réduction d’une heure par jour de la durée de travail durant la première année de l’enfant (du Code du travail). Cette heure n’est en général pas rémunérée et les mères restent mal informées de cette possibilité.
Grossesse et situation familiale Durée totale Pré natale (semaines) Post natale (semaines)
Unique < 2 enfants 16 6 10
>= 2 enfants viables (grossesses > 22 SA ) 26 8* 18
Gémellaire 34 12** 22
Triplet et plus 46 24 22

* La période prénatale peut être augmentée de 14 jours sans justification médicale. La période postnatale est réduite d'autant.

** La période prénatale peut être augmentée de 28 jours sans justification médicale. La période postnatale est réduite d autant.

Voyage et grossesse

Les déplacements en voiture

Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire et utile chez la femme enceinte. La ceinture trois points doit être placée au-dessus et sous le ventre et non sur celui-ci.

Les voyages en avion

Les femmes enceintes doivent être informées du risque apparemment plus élevé de thrombose veineuse (phlébite) durant les vols long-courrier, bien qu’il n’ait pas été démontré que ce risque soit plus important pendant la grossesse. Dans la population générale, le port de bas de contention adaptés est suffisant pour réduire ce risque. Il est conseillé également à la femme enceinte de déambuler le plus possible pendant le vol et de s’hydrater correctement.

La plupart des compagnies aériennes acceptent les femmes enceintes jusqu’ à 36 SA. Il est souhaitable de se renseigner auprès de la compagnie avant le départ.

Les voyages à l’étranger

Des conseils personnalisés de prophylaxie doivent être donnés à la femme enceinte qui a l’intention de se rendre à l’étranger : vaccinations, risques infectieux, précautions générales d’hygiène (alimentaire, corporelle et générale) (www.invs.sante.fr/beh/).

Les modalités de prise en charge des éventuels soins dispensés à l’étranger peuvent varier. Depuis juin 2004, la carte européenne d’assurance maladie remplace les principaux formulaires de séjour temporaire dans l ensemble des États membres de l Union européenne, y compris les 10 nouveaux membres.

La plupart des contrats d’assistance couvrent la grossesse jusqu’ à 28 SA : se renseigner auprès des compagnies avant de partir.

Il est préférable de préparer votre valise dès le 7ème mois.Pour votre confort et celui de votre bébé, n’oubliez pas d’apporter

Pour le bébé

Image de préparation pour le bébé

Pour le séjour en Maternité

  • 6 tenues (pyjamas, grenouillères)
  • 6 bodies en coton : préférer ceux qui s’ouvrent à ceux qui s’enfilent par la tête
  • 2 ou 3 brassières en laine ou gilets en molleton même l’été. (ces vêtements assurent le maintien de la température corporelle du nouveau-né. Après neuf mois dans un environnement à 37°, il doit s’adapter à une température d’environ 22°)
  • 2 ou 3 paires de chaussettes
  • 6 bavoirs
  • 6 serviettes de toilette
  • 1 brosse à cheveux pour nourrisson
  • 1 bonnet
  • 1 à 2 turbulettes.
  • 1 couverture polaire
  • 2 draps housse ou drap de berceau.
  • 4 carrés de tissu coton ou taies d’oreiller.
  • 1 thermomètre.

Pour la salle de naissance :

  • 1 body
  • 1 brassière chaude (polaire par ex).
  • 1 paire de chaussons ou chaussettes.
  • 1 pyjama/grenouillère.
  • 1 bonnet.
  • 1 drap housse, 1 couverture, 1 turbulette.

Pour la Maman

  • Chemises de nuit ou pyjamas ou vêtements confortables : préférer le coton moins chaud, plus confortable. Pensez à une ouverture pratique pour l’allaitement
  • Chaussons, chaussettes éventuellement
  • Linge de corps
  • Culottes filet.
  • Si vous choisissez d’allaiter : 2 soutiens gorge d’allaitement, des coussinets d’allaitement et des coquilles
  • Nécessaire de toilette : serviettes de toilette, savon, brosse à dents et trousse de maquillage si vous en avez envie.
  • Brumisateur que vous pourrez utiliser en salle de travail pour vous rafraîchir
  • 1 thermomètre personnel

Pour la sortie,prévoir

  • selon la saison, un vêtement chaud (combinaison molletonnée, nid d’ange) ou une couverture polaire
  • selon votre mode de transport : siège auto, couffin, porte-bébé.

APRÈS L’ACCOUCHEMENT

Déclaration de naissance

Reconnaissance anticipée

A partir du 6ème mois, vous avez la possibilité de procéder à une reconnaissance anticipée. Elle s’effectue à la mairie sans rendez-vous, en présence des deux futurs parents qui doivent présenter leur pièce d’identité respective. Le document remis sera nécessaire lors de la déclaration de naissance qui s’effectuera à la mairie du 4ème Arrondissement d’Antananarivo.

Déclaration de naissance

  • obligatoire et gratuite pour tout enfant légitime ou naturel (né de père ou de mère mariés ensemble ou pas),
  • elle doit être faite dans les trois jours qui suivent le jour de la naissance, mais si l’enfant naît un mercredi, un jeudi ou un vendredi, ce délai est repoussé au lundi suivant,
  • si vous n’êtes pas marié, nous vous conseillons de faire une reconnaissance anticipée à la Mairie de votre domicile.

Formalités administratives

La déclaration de naissance est établie à la mairie par un officier d’état civil qui vous remet un livret de famille (si vous n’en possédez pas un). Toute personne ayant assisté à l’accouchement peut faire la déclaration.

Vous devez fournir à la mairie :

Enfant né des parents Malgache:

  • la déclaration de naissance délivrée par la maternité
  • l’acte de reconnaissance éventuel

Enfant né de parents Etrangers:

  • la déclaration de naissance délivrée par la maternité
  • l’acte de reconnaissance éventuel
  • le passeport du père ou de la mère ou l’acte de naissance de chacun des parents ou l’acte de mariage des parents
  • le certificat de coutume, si les deux parents sont de nationalité étrangère, comportant le nom et prénom de l’enfant

Vos soins quotidiens

Lorsque l’on vient d’accoucher, les conseils d’hygiène sont les mêmes que pendant les règles. Il faut se laver normalement et changer souvent de serviette périodique.

Harmonisation corporelle

La naissance d’un enfant peut être un chamboulement pour toute la famille. L’Harmonisation Corporelle a pour but d’harmoniser et d’équilibrer les différents plans de l’être (physique, émotionnel et mental) ceci dans une relation d’écoute et de confiance. Notre médiatrice corporelle, propose des massages traditionnels et de la relaxation aux futures et aux jeunes mamans.

Renseignez vous directement auprès de l’équipe soignante

Image soins quotidiens

En cas d’épisiotomie

Un membre de l’équipe soignante vous donnera les conseils nécessaires à votre toilette intime; toilette qui sera à effectuer aussi souvent que nécessaire. La douche n’est pas contre-indiquée, au contraire, elle devient le premier des soins. Sous la douche, rincez la cicatrice à l’eau claire. L’équipe maternité pourra vous recommander un savon antiseptique.

Lorsque vous changez de serviette, lorsque vous urinez ou allez à la selle, rincez la cicatrice à l’aide de la douchette. Pour sécher, l’idéal est d’utiliser un sèche-cheveux.

En cas de césarienne

L’équipe soignante vous prodiguera les soins nécessaires et vous montrera les gestes à accomplir pour une bonne cicatrisation.

Dans tous les cas, ces soins seront supervisés lors des visites de votre gynécologue – accoucheur.

Il n’y a pas d’autres soins particuliers si ce n’est que cette période est aussi faite pour vous reposer. Profiter de votre séjour pour faire la sieste, limitez les visites à la famille et aux amis proches.

En post-partum immédiat :

La rééducation s’attache à participer au traitement de la douleur périnéale, rachidienne, pelvienne et abdominale si elle est présente.

En post-opératoire (césarienne)

Prévention des risques de thrombose (massages, mobilisation des membres inférieurs, premier lever précoce et exercice de marche)

Patiente en observation (MAP) :

Prévention des risques de thrombose pour les patientes au repos strict, par des massages des membres inférieurs et enseignement d’exercices à faire seule.

La toilette et le bain

Tous les jours, votre enfant aura son bain. L’auxiliaire de puériculture se déplace dans votre chambre et vous assiste dans cette tâche. Elle procède à la pesée et à la surveillance de la température. L’auxiliaire est là pour vous aider et vous conseiller.

Le papa doit également participer aux soins d’hygiène tout au long de la journée : le bain, le soin du cordon, les changes…

Vous changerez votre bébé, en général, avant la tétée ou le biberon afin de stimuler ou de réveiller votre bébé.

Ne laissez jamais un bébé sans surveillance dans son bain.

Vous aurez la possibilité de faire la toilette du bébé en nursery centrale.

L’alimentation artificielle

La maternité met à votre disposition sur demande des « nourettes » : ce sont des biberons de 90 ml de lait prêts à l’emploi.

Vous pouvez donner ces biberons à température ambiante (sans les chauffer).

Vous devez jeter le biberon après chaque tétée et ne jamais réutiliser une nourette qui à déjà servi, même si l’enfant à très peu bu.

Votre enfant va boire quand il veut. Vous devez néanmoins respecter 2h à 2h30 d’intervalle entre deux tétées, et ne pas le réveiller s’il dort 4 à 5 heures d’affilée.

Bien entendu, en fonction de son poids et des prescriptions particulières du pédiatre, ces horaires peuvent être modulés.

Plus d’informations sont données ici.

L’alimentation maternelle

C’est également un allaitement à la demande. Cette façon de nourrir son enfant est naturelle et doit le rester. Pour allaiter, il faut être bien installée, détendue, avoir confiance en vous et en votre enfant. Vous ne pouvez lui apporter que ce qu’il faut quand il lui faut.

  • En attendant la montée de lait, vous avez du colostrum qui suffit amplement à votre bébé.
  • La montée de lait s’effectue le 3ème jour après l’accouchement. Les seins sont peu tendus et douloureux pendant 24 à 48h. Ces jours-là, prenez des douches de préférence après la tétée avec une eau assez chaude (si vous pouvez le supporter) et videz bien vos seins sous la douche.
  • Avant et après tétée, nettoyez vos bouts de seins avec de l’eau.
  • Pour éviter les crevasses, séchez bien le bout de sein après chaque tétée.
  • Gardez une coquille (jour) et un coussinet (nuit) que vous changez après chaque tétée dans votre soutien gorge.

N’hésitez pas à demander conseil aux équipes soignantes, et surtout, faites vous aider pour les premières mises au sein.

La toilette, la pesée de votre bébé sont faites chaque matin. Votre bébé peut rester avec vous jour et nuit. Néanmoins, la nuit, il peut être surveillé en dehors de votre chambre, si votre état le nécessite.

Plus d’informations sont données ici.

Massages Bébés

Le massage est un merveilleux moyen de communication avec son bébé. Si le massage apaise le bébé, il apaise aussi les parents et devient un moment de tendresse et de douceur infiniment précieux.

Image massage bébé

Quelques témoignages :

« C’est un moment de pur bonheur ! Je sens mon bébé heureux et je suis moi-même si bien »
Mathieu – 32 ans

« Je n’osais pas toucher mon bébé. J’ai apprivoisé cette peur, et cette relation de tendresse avec mon bébé est devenue un lien très fort entre nous deux »
Stéphanie – 36 ans

La prise en charge pédiatrique de votre bébé

La visite du pédiatre pour l’examen de votre enfant est systématique et obligatoire.

Sur la polyclinique FANANDRATANA, une équipe de pédiatres est d’astreinte 24H/24. Le pédiatre prend soin de votre bébé et s’assure de sa bonne santé, jusqu’au jour de votre sortie. Il en est le coordinateur auprès de l’équipe soignante.

Chaque jour, le pédiatre présent, s’informera de l’évolution de votre bébé, prendra éventuellement en charge un problème médical intercurrent, et répondra à vos questions. Il commencera à remplir le carnet de santé de votre enfant qui vous sera remis à la sortie.

Notre équipe de pédiatre est à votre disposition pour répondre à toutes vos interrogations.

Image allaitement maternel

Votre montée laiteuse se fait progressivement. La conduite de votre allaitement devra s’adapter à cette évolution et à votre enfant. Notre discours évoluera en même temps ! !

Surtout n’oubliez pas : un bébé qui pleure ne dit pas toujours qu’il a faim ou mal !

TÉLÉCHARGEZ NOTRE GUIDE D’INFORMATION « 20 questions sur l’allaitement »

Nous disposons d’une équipe médicale et soignante formée et sensibilisée au soutien à l’allaitement des mamans.

Nous organisons tous les jeudis à 14h une réunion autour de l’allaitement ouverte à tous (film, échanges, questions/réponses, …).

Rendez-vous dans le hall d’accueil !

VOTRE ALIMENTATION

Mangez équilibré et surtout ce que vous aviez l’habitude de manger pendant votre grossesse, a priori, votre bébé aime déjà ça ! Sachez que tout ce que vous mangez ou buvez met 6 heures avant d’apparaître dans votre lait.

Partant de là, la raison doit vous guider, tout ce qui peut-être excitant (café, vitamine c – kiwis, oranges, citrons, Coca Cola, jus d’oranges -, thé …) ne doit plus être consommé après le repas de midi. Leur consommation doit toujours se faire en quantité raisonnable.

Les aliments pouvant donner du goût à votre lait (choux, ail, …) peuvent être consommés dans la mesure où votre bébé les apprécie, à vous d’observer ses réactions 6 heures après leur ingestion…

Pour boire, contentez vous d’une eau neutre (pas d’eaux comme Contrex et Hépar, si réel besoin, un verre par jour, le matin). Le lait peut être une excellente boisson …(se méfier de tous les sodas et jus de fruits parfois riches en vitamine C).

BEBE PLEURE

Les pleurs sont une des façons de s’exprimer de votre enfant. Après quelques jours « d’apprentissage » de votre bébé, vous serez à même de les comprendre.

Pour lui, pleurer ne signifie pas toujours qu’il a faim ou qu’il a mal… Il peut aussi simplement manifester une inquiétude qui ne sera calmée que par votre présence ou celle de son père : il doit apprendre qu’il peut compter sur vous en cas de problèmes. Le simple fait de lui parler, de le caresser dans son berceau peut parfois suffire à le rassurer. Si cela ne suffit pas, prenez le et calmez le. N’ayez pas peur, si petit, vous ne risquez pas de lui donner de « mauvaises habitudes » !

Parfois aussi la mise en place de la digestion chez votre bébé peut se manifester par des pleurs et des grimaces, rares sont les enfants qui ne manifestent pas ce type de petits problèmes digestifs. Ils apparaissent plutôt à partir du 2ème ou 3ème jour. Votre bébé a bien tété, il s’endort calmement après son rôt et se réveille brusquement après 1 heure et demi environ. Vous essayez de le calmer, mais rien n’y fait : il s’agit probablement d’inconfort lié à la digestion ! Si cela dure trop n’hésitez pas à appeler ; nous vous donnerons des conseils de position, de massage… Parfois aussi, de trop nombreuse visites qui ont gêné son sommeil peuvent les accentuer (vous pouvez faire sortir ce la chambre famille et amis, lors de la tétée).

LE ROT

Si faire faire le rôt à votre enfant est important, il ne faut pas que cela vous obsède. Si, votre bébé s’est endormi « sur votre sein » et, malgré tous vos efforts, s’obstine à dormir, couchez le sur le dos, le visage bien tourné sur le côté et soyez attentive à ses pleurs. De plus, il faut savoir qu’un enfant nourri au sein « avale » peu d’air en mangeant et donc, a moins besoin de l’évacuer.

Cependant, que le bébé ait fait un rôt ne signifie pas pour autant que la tétée est finie. Parfois, l’air emmagasiné dans son estomac empêche votre bébé de poursuivre sa tétée ; Il repousse le sein, s’agite et vous fait croire qu’il n’a plus faim. En fait, une fois soulagé par le rôt, si vous lui proposez à nouveau votre sein, il poursuivra avec plaisir sa tétée… C’est souvent ce qui se passe entre 2 seins.

Fréquence des tétées

Image allaitement artificiel

La fréquence évolue au cours du séjour à la maternité.

Pendant les 2 premiers jours, votre bébé n’aura pas d’horaires.

Il peut pleurer toutes les heures mais il peut aussi beaucoup dormir !

Un bébé qui pleure ne dit pas toujours qu’il a faim : demander conseil à l’une d’entre nous.

Nous essaierons de comprendre avec vous ce qu’il exprime. Par contre, s’il a vraiment faim, donnez lui à manger ! Quand un enfant réclame souvent, il tète très peu à chaque fois… C’est souvent ce qui se passe avec des bébés arrivés un peu tôt et donc d’un poids plus petit. Il faut essayer, malgré tout, de respecter un délai de 2 heures à 2 heures 30 entre les tétées.

S’il dort beaucoup, réveillez-le quand même toutes les 4 heures et proposez lui un biberon. S’il ne tète pas, ne vous inquiétez pas : il a peut être beaucoup de glaires qui l’encombrent et l’empêchent de ressentir la faim. La présence de glaires abondantes ne doit pas vous empêcher de le nourrir : le fait d’avaler du lait l’aidera à les digérer ou à les rejeter plus facilement…

Passés ces premiers jours, votre enfant commencera de se régler tout seul, avec comme seul guide son appétit !

Dose à chaque tétée

De nos jours, on ne mesure plus la quantité de lait pris par un bébé. Si votre enfant était nourri au sein, vous ne sauriez pas quelle quantité de lait il aurait ingurgité pendant la tétée ; faites de même pour votre bébé nourri au biberon !

Cependant, voici les repères qui nous ont guidés pendant de nombreuses années et qui peuvent vous rassurer quant à la bonne santé de votre enfant : il était communément admis, qu’un bébé tétait 10g de lait à chaque biberon le premier jour, 20g le deuxième, 30g le troisième, etc. pour atteindre des biberons de 90g à 120g à la fin du premier mois. Si votre bébé atteint au moins ces quantités : pas d’inquiétudes.

Si par contre vous avez un bébé gourmand, essayez, dans la mesure du possible de faire « durer » la tétée, de ralentir la vitesse de succion en lui retirant de temps en temps le biberon, mais pas trop longtemps ! Quoiqu’il en soit, il existe malgré tout des enfants qui ont un gros appétit…

Souvent, la quantité de lait prise à chaque tétée est très variable d’une tétée à l’autre. Plus la quantité prise sera importante, et plus, a priori, il dormira longtemps avant de réclamer. L’inverse est vrai bien sur ! Sans noter les quantités de lait, tâchez de vous en souvenir d’une tétée à l’autre pour savoir s’il est raisonnable de lui redonner à manger ou si ses pleurs ne signifient pas autre chose…

Importance du rot

Si faire faire le rôt à votre enfant est important, il ne faut pas que cela vous obsède. Si, votre bébé s’est endormi « sur son biberon » et, malgré tous vos efforts, s’obstine à dormir, COUCHEZ LE SUR LE DOS, le visage bien tourné sur le côté et soyez attentive à ses pleurs.

Cependant, que le bébé ait fait un rôt ne signifie pas pour autant que la tétée soit finie. Parfois, l’air emmagasiné dans son estomac empêche votre bébé de poursuivre sa tétée ; Il repousse le biberon, s’agite et vous fait croire qu’il n’a plus faim. En fait, une fois soulagé par le rôt, si vous lui reproposé son biberon, il poursuivra avec plaisir sa tétée… Tant que vous ne connaissez pas bien les réactions de votre enfant, n’hésitez pas à lui présenter une nouvelle fois le biberon après son rôt !

Votre bébé pleure

Les pleurs sont une des façons de s’exprimer de votre enfant. Après quelques jours « d’apprentissage » de votre bébé, vous serez à même de les comprendre. Pour lui, pleurer ne signifie pas toujours qu’il a faim ou qu’il a mal… Il peut aussi simplement manifester une inquiétude qui ne sera calmée que par votre présence ou celle de son père : il doit apprendre qu’il peut compter sur vous en cas de problèmes. Le simple fait de lui parler, de le caresser dans son berceau peut parfois suffire à le rassurer. Si cela ne suffit pas, prenez le et calmez le. N’ayez pas peur, si petit, vous ne risquez pas de lui donner de « mauvaises habitudes » !

Parfois aussi la mise en place de la digestion chez votre bébé peut se manifester par des pleurs et des grimaces, rares sont les enfants qui ne manifestent pas ce type de petits problèmes digestifs. Ils apparaissent plutôt à partir du 2° ou 3° jour. Votre bébé a bien tété, il s’endort calmement après son rôt et se réveille brusquement après 1 heure et demi environ. Vous essayez de le calmer, mais rien n’y fait : il s’agit probablement d’inconfort lié à la digestion ! Si cela dure trop n’hésitez pas à appeler ; nous vous donnerons des conseils de position, de massage… Parfois aussi, de trop nombreuse visites qui ont gêné son sommeil peuvent les accentuer (isoler votre enfant et limiter si possible trop de visites, trop longtemps, quand vous recevez famille et amis ! !).

Au plus tôt pendant la grossesse

1. Social – Santé

  • Vous inscrire à la maternité téléchargez ici le dossier d’inscription
  • Transmettre ma déclaration de grossesse à la Polyclinique Fanandratana et à ma caisse d’allocation familiale
  • Effectuer les examens médicaux obligatoires

2. Moyen de garde

  • Faire les démarches nécessaires pour l’inscription en crèche

3. Emploi – Travail

  • Déclarer votre grossesse à votre employeur ou à Pôle emploi si vous êtes au chômage
  • Bénéficier à votre travail d’avantages contractuels ou conventionnels prévus pour les femmes enceintes (dérogation pour vos horaires de travail, bénéficiez d’autorisations d’absence pour vous rendre à vos examens médicaux, demandez à votre employeur un reclassement temporaire, si votre travail est incompatible avec votre grossesse, vous informez sur la durée de votre congé maternité : dans le secteur privé ou dans le secteur public

Dans les 15 jours qui entourent la naissance

  • Le père de l’enfant bénéficie d’un congé de 3 jours à l’occasion de la naissance

Il peut le prendre dans les 15 jours qui précèdent la date présumée de l’accouchement ou dans les 15 jours qui suivent la naissance.

Dans les 3 jours qui suivent la naissance

  • Déclarer la naissance à la mairie d’Avignon, place de l’Horloge.

Dans le mois suivant la naissance :

Informez les organismes qui gèrent vos prestations

  • Informer votre caisse d’allocations familiales
  • Informer votre complémentaire santé

Dans les 4 mois maximum

Le père de l’enfant et la personne mariée ou pacsée avec la mère peuvent faire une demande de congé de paternité ou d’accueil de l’enfant (selon des modalités qui diffèrent entre le secteur public et le secteur privé )

Dans les 6 mois maximum

Étudiez les possibilités de déblocage anticipé de tout ou partie de l’épargne salariale, tout en conservant le bénéfice des exonérations fiscales, dans un délai de 6 mois à compter de la naissance.

L’année qui suit celle de la naissance

  • Déclarez à l’administration fiscale votre changement de situation
  • Bénéficiez d’une réduction d’une heure de travail par jour pour allaiter mon enfant

À tout moment après la naissance

  • Demandez une aide financière aux organismes qui gèrent les prestations familiales
  • Cherchez une aide pour la garde d’enfants
  • Demandez la carte enfant-famille ou la carte-famille nombreuse
  • Examinez les possibilités de congé spécifique pour que l’un des deux parents de l’enfant puisse régulièrement s’en occuper (congé parental d’éducation du secteur privé, congé parental du secteur public, congé de présence parentale du secteur privé ou du secteur public)

Obtenir l’aide à la garde d’enfants pour parents isolés, si je vous êtes parent isolé et demandeur d’emploi, si vous reprenez une activité professionnelle ou si vous suivez une formation

Programme PRADO

La Polyclinique FANANDRATANA met en place un Programme d’Accompagnement du retour à Domicile (PRADO) pour les femmes qui viennent d’accoucher.

Grâce au dispositif PRADO, l’Assurance Maladie favorise votre retour au domicile après la naissance de votre bébé, dans les meilleures conditions possibles en vous mettant en relation avec une sage-femme libérale de votre choix.

Après avis de l’équipe médicale soignante, une conseillère de la Polyclinique FANANDRATANA vous rendra visite à la maternité le lendemain de votre accouchement pour vous présenter le dispositif et recueillir votre éventuelle adhésion. Elle conviendra d’un rendez-vous avec une sage-femme de votre choix pour deux visites à votre domicile. La première sera programmée pour le lendemain de votre sortie, la seconde interviendra dans les 48 heures suivantes.

La sage-femme s’assurera de votre bonne santé, de celle de votre enfant et vous accompagnera dans les premiers soins que vous lui délivrerez.

Durant sa visite, la conseillère de la Polyclinique FANANDRATANA pourra quant à elle effectuer les démarches de rattachement du nouveau-né à votre dossier.

Pour profiter de ce service, vous devez être majeure, accoucher d’un enfant unique né à terme, sans complication.

Télécharger ici le dépliant d’information PRADO

Rééducation du périnée

Il est nécessaire de prendre l’avis de son médecin avant de débuter une rééducation du périnée qui est en général recommandée entre 6 semaines à 2 mois après l’accouchement.

L’accouchement par les voies naturelles est la première cause d’incontinence urinaire des femmes.

50 % des jeunes mamans présentent une incontinence d’effort survenant juste après l’accouchement.

La prise en charge de l’incontinence a considérablement évolué au cours de ces dernières années.

La rééducation du périnée peut permettre de restaurer cette anomalie urinaire chez 50 % des femmes environ.

La rééducation du périnée est automatiquement prescrite aux femmes qui sortent de la maternité, la Sécurité Sociale remboursant totalement jusqu’à 10 séances .

Préparation du retour : conseils

Mon bébé est unique et je suis unique, j’adapte tous ces conseils à mon ressenti

Le lieu de vie

  • Je fais rentrer la lumière du soleil dans les pièces le plus possible,
  • Je chauffe l’habitat à 19-20°C,
  • J’humidifie l’air avec un récipient d’eau que je change régulièrement,
  • J’aère régulièrement tout l’année (environ 15 minutes par jour),
  • Je fais attention au « tabagisme passif » en ne fumant pas à l’intérieur,
  • Je peux effectuer des sorties dès le retour à la maison (j’évite les lieux fermés trop fréquentés),
  • J’évite d’utiliser les téléphones portables à proximité de mon nourrisson.

Le sommeil

Je couche mon bébé sur le dos, en essayant d’amener une position de « cocon » durant les 3 premiers mois, puis à plat sur un matelas ferme (pas de coussin, ni de cale…) dans un espace sécurisé, propre, calme et sécurisant (rituels),

Je lui mets de préférence une turbulette (une gigoteuse) à sa taille (pas de couverture, ni couette…),

Mon bébé doit rester libre de ses mouvements afin de mieux découvrir son propre corps et son environnement (parents, jouets, lumière…).

L’allaitement

  • Je favorise les tétées à la demande du bébé,
  • Je m’installe confortablement au calme,
  • Je n’ai pas besoin de peser bébé tous les jours,

Au sein

  • Je me lave les mains à l’eau et au savon avant chaque tétée et pour les seins,
  • Je prends une douche quotidienne avec du savon non parfumé,
  • Je pense à changer régulièrement les coussinets d’allaitement,
  • J’ai une alimentation variée et équilibrée,
  • J’évite l’alcool et le tabac.

Au biberon

  • Je me lave les mains à l’eau et au savon,
  • Je nettoie à l’eau froide au liquide vaisselle le biberon et les accessoires et les rince minutieusement après chaque tétée,
  • Je n’ai pas besoin de stériliser,
  • Je peux proposer de l’eau en petite quantité entre les biberons à mon bébé.

Le bain, les changes et la toilette

Image bain,changes,toilette

Je ne laisse jamais mon bébé sans surveillance sur la table à langer (je garde une main posée sur lui lorsque je ne le regarde plus et je ne fais rien dans la précipitation),

  • Je prépare ce dont j’ai besoin avant de faire couler le bain ou de changer bébé (matelas à langer, serviette, coton, vêtements…),
  • Je vérifie les températures 37°C pour l’eau du bain et environ 24°C pour la salle de bain,
  • J’utilise de préférence un savon sans parfum ni colorant (pas obligatoire tous les jours) et une crème hydratante sans parfum,
  • J’évite les produits cosmétiques (alcoolisés…),
  • Je profite de ce moment pour jouer avec mon bébé : câlins, massage ou éveil corporel,
  • Je le change à la période des repas si nécessaire.

Le bain est un moment de détente et de plaisir pour bébé, il est aussi un moment privilégié pour la relation Parents-bébé.

L’éveil

  • Je positionne mon nourrisson sur le dos sur un plan plutôt dur (matelas ferme, tapis d’éveil, bulgum..) dans un espace sécurisé et propre (lit parc),
  • Je varie les espaces d’éveil,
  • Je dispose des jouets tout autour de lui à même le sol,
  • J’attire régulièrement l’attention de mon bébé d’un côté et de l’autre (par ma voix, mon visage…),
  • Je réserve le siège coque, le transat, la poussette pour les transports.

La sortie de la maternité s’effectue le matin avant 11h , après les formalités administratives.

Je continue à suivre les conseils que l’on m’a donnés à la maternité, la sage-femme du service me donne les dernières recommandations avant la sortie (contraception, allaitement …)

Je prends rendez-vous avec un pédiatre dans les 15 jours qui suivent la sortie et je revois le gynécologue 6 à 8 semaines après l’accouchement.

La date de votre sortie est fixée en accord avec le gynécologue obstétricien et le pédiatre.

La sortie s’effectue le matin avant 12h, après les formalités administratives.

Toute sortie non autorisée et faite sur votre seule demande impose que vous signiez une décharge dégageant l’établissement et le médecin de toute responsabilité. Le jour de votre sortie ou la veille, le gynécologue obstétricien vous examinera, il en est de même pour votre bébé qui sera vu par le pédiatre. Ils vous donneront, si nécessaire, une ordonnance pour continuer un traitement en cours.

Nous vous remettrons le carnet de santé de votre bébé.

Prévention des risques

Sécurité et prévention des risques domestiques

Chez les jeunes enfants, la sécurité est une affaire de tous les instants qui implique une vigilance extrême de la part de tous et une responsabilisation dès le plus jeune âge…

Les accidents domestiques sont la première cause de mortalité infantile (de la naissance aux 1 an du bébé) en France. Les enfants de moins de 4 ans sont les plus touchés par ce phénomène, ils représentent en effet 65% des décès des enfants de moins de 4 ans.

Pour les prévenir, des équipements adaptés et une éducation précoce au danger s’imposent. Cet effort explicatif des parents permet à l’enfant de faire l’apprentissage de sa propre autonomie. De même, contrairement aux idées reçues, un bébé ne doit pas toujours expérimenter un danger pour le comprendre… Confiance et fermeté sont ainsi les règles de conduite à adopter.

Une maison sécurisée pour prévenir les accidents domestiques

La maison reste le principal lieu à risque pour tous les enfants de moins de 4 ans.

Pour les bébés de moins de 1 an, la cuisine, la salle de bain ou la chambre concentrent le plus de dangers.

Pour les enfants âgés entre 1 et 4 ans, la cuisine et la salle de séjour sont les pièces les plus dangereuses.

Pour sécuriser votre intérieur, certains accessoires vont être très utiles : couvercles recouvre-plaques, clips verrouillés pour les prises électriques, protège-coins de table, amortisseurs de porte pour protéger les doigts, bloque-porte ou tiroir, babyphone, barrière d’escalier…

Adoptez de bons réflexes :

  • Placez toujours la queue de casserole tournée vers le mur
  • Ne laissez pas de sac plastique ni de couteaux tranchants à la portée des jeunes enfants
  • Isolez les produits dangereux en hauteur, dans un meuble fermé à clef. Idem pour les médicaments, parfums (alcools) et cosmétiques…
  • Dans la salle de bain, ne laissez jamais des objets électriques branchés et, au moment du bain, vérifiez la température de l’eau grâce à un thermomètre (le robinet thermosensible peut être une solution).

En matière de sécurité, rien ne vaut la prévention.

Par exemple, méfiez-vous des fours à « porte froide ». Ils peuvent faire croire aux enfants que les portes de tous les fours ne sont pas dangereuses.

Quelques conseils de sécurité à l’extérieur de la maison

Premiers pas riment avec premiers dangers.

  • Quand bébé se déplace dans le jardin, surveillez ses moindres déplacements, car certaines plantes peuvent être toxiques (muguet, azalée, laurier-cerise…).
  • Prenez l’habitude de ranger systématiquement votre matériel de jardin (barbecue, instruments de jardinage…).
  • Pour les piscines, un dispositif de sécurité est obligatoire, ceux à barrière ou les abris rigides sont à recommander ; ils peuvent être renforcés par une alarme sonore.
  • En ballade, surtout en été, crème écran total, chapeau et lunettes solaires adaptées à bébé ne doivent jamais quitter votre sac.
  • En vacances, n’oubliez pas d’emporter du paracétamol en cas de fièvre, de la biafine, une crème antimoustique et/ou moustiquaire, un diffuseur électrique insecticide, une pommade apaisante en cas de piqûre d’insecte, du désinfectant, des pansements…
  • N’oubliez pas, enfin, de vérifier si les vaccins sont à jour avant votre départ.

Contrairement aux idées reçues, les cas les plus fréquents de morsures concernent les labradors !

De façon générale, quelle que soit leur nature (pacifique ou agressive), les animaux représentent un danger potentiel si vous n’apprenez pas le respect de l’animal à votre enfant, qui a tendance à jouer avec lui comme avec une peluche…

Certains agissements peuvent agacer voire blesser l’animal : l’enfant vient jouer avec lui alors qu’il mange, l’animal est effrayé par mégarde…

Une éducation aux risques qui doit commencer le plus tôt possible

La sécurité passe aussi par la prévention et la mise en garde sur les risques encourus à l’intérieur comme à l’extérieur de la maison. Quel que soit le dispositif de sécurité mis en place, il n’est d’aucune utilité si aucun message préventif ne l’accompagne. Tous ces équipements ne doivent pas remplacer une explication doublée de règles qui permettront à l’enfant de développer sa propre autonomie.

Cette éducation aux risques doit inciter un enfant à plus de vigilance, surtout lorsqu’il sera dans une autre maison que la sienne, moins “sécurisée”, où il aura moins tendance à se méfier des coins de table ou d’une porte-four qui ne sera pas double-vitrée… Dès le plus jeune âge, un enfant est assez intelligent pour comprendre les dangers potentiels, alors faites-lui confiance!

Votre rôle quotidien est de l’informer sur tous les dangers qu’il peut rencontrer : baignade, prises électriques, appareils de cuisson,… Quelques conseils de sécurité vont transformer votre enfant en un petit être prudent et conscient des risques qui l’entourent.

Votre surveillance et celle de votre enfant après sa sortie : quelques conseils

Pour maman :

Dès la sortie de la maternité, prenez rendez vous systématiquement avec votre obstétricien, votre gynécologue habituel, votre médecin traitant ou une sage femme libérale pour une consultation post-natale (2ème mois après la naissance).

Cette consultation permet de faire le point avec vous sur votre état de santé, le déroulement de l’allaitement, d’évaluer l’état de votre périnée, de prescrire une rééducation adaptée, de réaborder la contraception post-natale,…

Pour bébé :

Vous devrez effectuer des visites médicales pédiatriques régulières pour le suivi de votre enfant (suivi de son développement, conseil nutritionnel, calendrier de vaccinations)

Une visite par mois est recommandée la 1ère année.

MEMO DE SORTIE

  • Continuez à suivre les conseils que l’on vous a donnés à la maternité,
  • Prenez rendez-vous avec un pédiatre dans les 10 jours qui suivent la sortie

Revoyez mon gynécologue 6 à 8 semaines après l’accouchement.